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Dégâts
dês eaux au Brésil: Nestlé refuse l’expertise.
Paru le Samedi 21 Juillet 2007
Benito
Perez
Débutée à São Lourenço, la lutte pour la préservation des
sources médicinales s'est étendue aux autres cités de l'Etat
dotées d'un tel trésor. Réunis en Mouvement des amis du Circuit
des eaux, les écocitoyens des Minas Gerais sont mobilisés contre
le projet de commercialisation et d'exportation de ces eaux
minéralisées à travers Aguas Minerais de Minas, une société
promue par le gouverneur. «Nous ne croyons pas un instant au
caractère public de cette entreprise», avertit Franklin
Frederick, d'autant que la tendance, au Brésil, serait aux «partenariats
public-privé», façon élégante de camoufler des privatisations.
Face aux plans d'exportation d'eau minérale vers les pays du
Moyen-Orient, les écologistes craignent que le scénario de São
Lourenço ne se répète dans des Parcs jusqu'à présent protégés
par leur statut public.
Méfiant, M. Frederick serait enclin à voir la patte de Nestlé
derrière le projet: «Il est évident qu'aucune compagnie ne peut
espérer entrer sur le marché mondial de l'eau sans le soutien d'un
des quatre grands: Nestlé, Danone, Coca ou Pepsi.» Pis,
échafaude l'écologiste, une manoeuvre pourrait consister dans la
cession du Parc de São Lourenço à une «prétendue société
publique», Nestlé se préservant ainsi de tout risque de
poursuites pour les dégâts, tout em-gardant-la-main-sur-les-sources...
Du côté de Vevey, en revanche, on se dit très satisfait de la
situation actuelle, qui voit Nestlé assumer la gestion
touristique du Parc et exploiter une eau locale, du nom de São
Lourenço. «Aucune grosse opération n'est envisagée», nous
assure-t-on. BPZ
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